Miséricordieux comme le Père, c’est la “devise” de l’Année Sainte. (Pape François)

25 Août 2015

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En ce 25 août, l’Eglise fêtera pour la première fois en tant que sainte, notre sœur Mariam de Jésus Crucifié. Canonisée, le 17 mai dernier,  elle est désormais inscrite au calendrier de l’Eglise universelle.

Pour chacune de nos communautés de Carmélites, c’est une grande joie, et c’est aussi une mission : faire connaître Sainte Mariam afin que le peuple de Dieu n’hésite pas à l’invoquer et à se laisser entraîner par son exemple.

En tant que carmélites, c’est aussi une occasion magnifique de regarder Mariam, carmélite comme nous en Terre Sainte et fille de Sainte Thérèse. En effet, en ce Cinquième Centenaire de la naissance de Teresa de Jesus (d’Avila) il est bon de s’interroger sur sa présence, son influence, au fil des générations de carmes et carmélites.

Sainte Mariam est une fille de la Terre Sainte, elle a vécu plusieurs années en France et a donc perçu aussi les liens étroits entre l’Europe et les Eglises d’Orient. Elle a été missionnaire jusqu’en Inde, poursuivant ainsi la passion de notre sainte Mère Thérèse pour le salut des âmes. Elle nous montre comment le charisme thérésien peut « prendre corps » dans l’existence d’une humble jeune fille de Galilée. Mariam vivait avec la sainte fondatrice, une belle intimité faite de simplicité et de fidélité. Elle appelait la Madre : Rose Thérèse… Et maintenant la Madre nous offre Mariam comme LE cadeau pour la Terre Sainte en ce V° Centenaire.

Sainte Mariam a vécu ce que notre Mère Sainte Thérèse a vécu, l’intimité avec le Christ,  mais elle l’a vécu avec sa particularité de femme du Moyen Orient, avec sa sensibilité propre et sa manière de l’exprimer si personnelle. Elle peut nous enseigner beaucoup sur la manière de vivre le charisme thérésien ici en Terre Sainte. Avec radicalité : « l’âme qui n’a pas donné entièrement, absolument, sa volonté à Dieu n’a rien donné… » (pensées…p.113) et en même temps grande humanité : « les supérieurs doivent raccommoder, mais non juger… » (p.64) et aussi « Si vous voyez une sœur verser de l’huile, pensez qu’elle est perdue en Dieu, prenez ensuite un chiffon pour nettoyer la tache… » (p.67)

Elle était attachée à sa communauté et priait pour son bien spirituel et son avenir, comme Thérèse portait dans son cœur les « colombiers de la Vierge » qu’elle avait fondés. Et surtout un même amour brûlant pour l’Eglise consumait mère et fille et nous rejoint : « Je suis fille de la sainte Eglise: c’est ma Mère … Oh que je voudrais donner mon sang pour l’Eglise ! J’offre tout pour elle, pour l’union, pour le triomphe de l’Eglise… » (p.39)

Puisse Sainte Mariam de Jésus Crucifié au jour de sa fête, intercéder pour que nous soyons brûlés du même amour qui porte du fruit pour le salut de tous, pour la paix en notre région où les conflits semblent ne pas vouloir céder : nous savons que la force de l’amour et de la sainteté remportent les vraies victoires, les seules qui durent…

Dites à l’Esprit Saint que vous l’aimez, dites-lui : Esprit Saint, je t’aime !
On ne dit pas beaucoup, pas assez, à l’Esprit Saint que nous l’aimons. Nous le disons à Jésus, à la Vierge Marie …

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