Notre Spiritualité

« Engendrées de nouveau par la Parole de Dieu:
vivante et permanente »
(1P 1,23)

Cette Terre  trois fois Sainte dans cette région du Moyen Orient  est un lieu théologique puisqu’elle est le lieu d’interaction entre le Dieu trinitaire et l’humanité par l’œuvre médiatrice de Jésus le Christ : terre de la Présence, terre de la rencontre avec le Dieu vivant, notre région est la plus visité de la planète, terre visitée par des milliers de pèlerins venus de tous les coins du monde.  Et nous-mêmes, étant que moniales  cloitrées, nous aussi des pèlerins, nous parcourons spirituellement les lieux les plus significatifs de la Révélation à la rencontre de l’humanité du Christ, notre Époux.

La Parole de Dieu structure notre existence et nous place dans un horizon qui dépasse les réalités de ce monde visible. « Shema Israel ! », « Ecoute Israel ! » c’est l’interpellation de chaque jour pour une moniale qui veut vivre la primauté de Dieu en tout, témoin de l’Absolu dans une Parole qui retenti dans leurs entrailles jusqu’à assumer les sentiments mêmes du Christ.

Par les sacrements nous participons à la vie divine : dans la Réconciliation nous recevons la capacité de rétablir spirituellement le tissu invisible de la communion dans un monde  divisée. Dans l’Eucharistie, sacrement nuptial, le Christ, notre manne, nous unit à son offrande sur le Golgotha, nous renforce dans le désert de ce monde, et remplit notre cœur de la joie indicible d’être un avec Lui.

Marie est le modèle de notre vie, la réalisation pleine de notre idéal, la « terre sainte » dans  laquelle a éclot le salut. Toute carmélite tend à l’accueillir chez-elle comme le disciple bien-aimé.

La doctrine et l’expérience mystique de nos saints Parents Thérèse de Jésus et Jean de la Croix illuminent, enrichissent et orientent notre vie selon notre vocation spécifique dans l’Église.

L’irruption de Dieu dans l’histoire des hommes par l’Incarnation nous indique le chemin du dialogue avec les autres cultures et religions, en valorisant leurs richesses et en découvrant en elles « les semences du Verbe ».